partage autour de la psychologie….

Si la jalousie m’était contée…

Si la jalousie m’était contée …….

(d’après le livre de Danielle Dalloz )

Le chemin de la jalousie est incontournable et tout enfant va s’y confronter au cours de son développement. D’un point de vue étymologique il existe  deux versants au mot jalousie :

ü Avoir du zèle, de l’admiration pour quelqu’un

ü Etre jaloux dans le sens de destructeur de l’autre

Avec entre les deux une multiplicité de variantes….

Dans son versant négatif, la jalousie peut nous dévorer, nous ronger comme un acide, nous anéantir et nous fermer à la vie nous dit l’auteur. Elle peut nous maintenir dans une solitude haineuse et une culpabilité sans fin.

Ce qu’il faut avoir à l’esprit c’est qu’à travers la jalousie, ce que nous touchons c’est le désir de toute puissance… Vouloir être le seul et l’unique nous renvoie au fantasme de faire perdurer la relation initiale à la mère. Ce sentiment qui fait partie de notre développement doit bien évidemment être dépassé… Dans le cas contraire, « l’enfer n’est pas loin » nous dit très justement Danielle Dalloz, enfer à la fois pour le jaloux mais aussi pour l’autre.

Le jaloux veut bien accepter les autres, mais dans la mesure où ils lui seront dévoués, exclusivement à son service, comme sa mère l’a été dans sa toute petite enfance. « Tout ce qui fait vivre l’autre d’un souffle ou d’une parole dont le jaloux n’a pas la maitrise est ressenti par lui comme une exclusion de la vie » précise D.Vasse 1. Le jaloux ne peut que haïr et détruire ceux qu’il envie. Le mensonge est son outil et la calomnie son venin. Le jaloux est lui-même dans la confusion constante entre la vérité et la calomnie, et cette confusion qui l’habite il essaie de l’induire chez ses victimes. Il falsifie la vérité, en croyant sur l’instant à sa falsification. Il déstabilise, fait douter et comme il n’a pas d’existence propre, il masque son vide par une haine destructrice.

Le jaloux est finalement pris dans son imaginaire infantile et totalitaire et ce blocage psychique dans la toute-puissance, ce désir d’emprise sur l’autre à bien sûre des conséquences désastreuses sur l’entourage.

Le jaloux a donc besoin d’un bouc émissaire pour lui permettre de cristalliser sa haine en le détournant de son vide intérieur. Trouver un bouc émissaire est un moyen pour lui d’apaiser ses propres tensions intérieures….

 

1 D.Vasse «  inceste et jalousie »

7 janvier, 2014 à 18 h 06 min | Commentaires (0) | Permalien


L’enfant et les difficultés scolaires

images02Les difficultés scolaires n’ont pas forcément à voir avec l’intelligence (et c’est d’ailleurs le cas la plupart du temps) et des enfants à l’intelligence normale (ou même à haut potentiel) peuvent à un moment ou un autre rencontrer des difficultés dans leurs apprentissages… Le premier point important concerne les répercutions que peuvent avoir des difficultés scolaires au niveau de l’estime de soi , entrainant assez rapidement chez l’enfant la mise en place de mécanismes de défense pour lutter contre cette blessure narcissique, pouvant l’amener notamment à l’échec scolaire ou la phobie scolaire.

D’un autre coté un certain nombre de conflits psychiques sous-tendent les difficultés scolaires (ou l’échec scolaire) en faisant un des symptômes privilégié de la psychopathologie infantile. Même dans les troubles des apprentissages tels que la dyslexie etc…Qui sont aujourd’hui majoritairement traités sur un autre plan, il me semble important de prendre en compte la dimension psycho-affective…

La chute des performances scolaires apparait également fréquemment de façon réactionnelle à des évènements familiaux, décès, déménagement etc… Et  témoigne là encore d’une souffrance psychique.

Il est bien évident que les difficultés scolaires sont donc à envisager comme un symptôme, au risque d’apporter une réponse inadapté à l’enfant pouvant aggraver son trouble et le mener vers l’échec scolaire.

En conséquence, il est important en tant que parent d’être vigilant et de ne pas « laisser trainer » lorsque le comportement de l’enfant vis-à-vis de l’école et du travail scolaire change. Souvent, quelques rendez-vous chez le psy va permettre à l’enfant de lever son blocage.

20 décembre, 2013 à 13 h 12 min | Commentaires (0) | Permalien


L’enfant surdoué

 

 

Le fait d’être surdoué n’est pas systématiquement associé à une pathologie et ce n’est pas non plus une pathologie en soi. Cependant, les enfants surdoués rencontrent fréquemment, du fait de leur différence, un certain nombre de problèmes.

Les troubles du comportement sont plus fréquents chez les enfants surdoués et sont essentiellement liés à la dyssynchronie qui entraine un éveloppement hétérogène. Cette dyssynchronie porte sur différents niveaux:

- une dyssynchronie entre la maturation intellectuelle et la maturation psychomotrice .En effet, la maturation psychomotrice des enfants surdoués est généralement celle des enfants de leur âge, créant ainsi un décalage avec leur fonctionnement intellectuel. C’est pour cette raison par exemple que les enfants précoces sont en général en avance au niveau de la lecture, mais présentent un risque accru d’investir l’écriture de façon négative. De la même façon il a été montré que certain bégaiements chez ces enfants sont à mettre en relation avec une rapidité de la pensée qui dépasse leur capacité d’expression.

-il existe aussi très souvent une dyssynchronie entre maturation intellectuelle et maturation affective et émotionnelle.

Là encore la maturation affective est la plupart du temps celle des autres enfants de leur âge, voir quelquefois légèrement inférieure. Terrassier parle « d’effet loupe » pour expliquer l’extrême sensibilité de ces enfants. Cette dyssynchronie peut causer de nombreux troubles tels que l’angoisse…

A ces dyssynchronies interne, il faut bien sûre ajouter les dyssynchronie sociales et scolaires qui peuvent se traduire par des difficultés d’insertion scolaire et quelquefois familiale également.

Au niveau scolaire, le paradoxe le plus troublant reste la fréquence de l’échec scolaire chez ces enfants (les études montrent quand même qu’un enfant surdoué sur deux est en difficultés scolaires), il y a là encore un décalage entre le fonctionnement et le rythme scolaire et leur maturation intellectuel…. avec pour conséquence une démotivation, une mise en échec de l’enfant et du même coup une atteinte au niveau narcissique.

Au niveau familial, la difficulté peut porter sur le fait que les adultes peuvent avoir tendance à exiger plus d’eux voir trop par rapport à leur maturation affective et émotionnelle notamment. Avec leurs camarades ce sont des enfants qui peuvent avoir tendance à s’isoler, parce qu’ils ont du mal à trouver leur place…

20 décembre, 2013 à 13 h 02 min | Commentaires (0) | Permalien


Le casseur de pierres

Les casseurs de Pierres

Un homme se rend à Chartres à pied, au moyen âge, et rencontre en chemin un homme exerçant le plus dur des métiers : casseur de pierres.

-Je vis comme un chien, lui dit l’homme. Exposé à la pluie, au vent, à la grêle, au soleil, je fais un travail pénible, et pour quelques sous. Ma vie est nulle. Elle ne mérite pas le nom de vie.

Un peu plus loin, le même homme rencontre un autre casseur de pierres…

-C’est un travail dur lui dit-il, c’est vrai, mais au moins c’est un travail. Il me permet de nourrir ma famille. Et puis je suis au grand air, je vois passer du monde, je ne me plains pas. Il y a des situations pires que la mienne.

Enfin, un peu plus loin, l’homme rencontre un troisième casseur de pierres qui lui dit, en le regardant dans les yeux :

-Moi, je bâtis une cathédrale.

5 décembre, 2013 à 11 h 15 min | Commentaires (0) | Permalien


Injures…

Injures…

 

Le Bouddha enseignait partout où il passait.  Or, un jour qu’il parlait sur une place de village, un homme vint l’écouter parmi la foule. Cet auditeur se mit bientôt à bouillir d’envie et de rage.

La Sainteté du Bouddha l’exaspérait. N’y pouvant plus tenir, il hurla des insultes. Le Bouddha demeura impassible.

L’homme, fulminant, quitta  la place. Comme il avançait le long des rizières à larges enjambée, sa colère s’apaisait. Déjà le temple de son village grandissait au-dessus des rizières. En lui monta la conscience que sa colère était née de a jalousie et qu’il avait insulté un sage. Il se sentit si mal à l’aise qu’il rebroussa chemin, décidé à présenter ses excuses au Bouddha.

Lorsqu’il arriva sur la place ou l’enseignement continuait, la foule se poussa pour laisser passer l’homme qui avait insulté le Maître. Les gens, incrédules, le regardaient venir. Les regards se croisaient, les coudes se poussaient pour attirer l’attention des voisins, un murmure suivait ses pas. Lorsqu’il fut suffisamment près, il se prosterna, suppliant le Bouddha de lui pardonner la violence de ses propos et l’indécence de sa pensée. Le Bouddha, plein de compassion vint le relever.

« Je n’ai rien à vous pardonner, je n’ai reçu ni  violence ni indécence.

-J’ai pourtant proféré des injures et des grossièretés graves.

-Que faites-vous si quelqu’un vous tend un objet dont vous n’avez pas l’usage ou que vous ne souhaitez pas saisir ?

-Je ne tends pas la main, je ne le prends pas, bien sûr.

-Que fait le donateur ?

-Ma foi, que peut-il faire ? Il garde son objet.

-C’est sans doute pourquoi vous sembliez souffrir des injures et des grossièretés que vous avez proférées. Quant à moi, rassurez-vous, je n’ai pas été accablé. Cette violence que vous donniez, il n’y avait personne pour la prendre ».

5 décembre, 2013 à 11 h 13 min | Commentaires (0) | Permalien


L’autorité

 

« (…) Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maitres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie (…) »

Platon – La République

3 décembre, 2013 à 22 h 44 min | Commentaires (0) | Permalien